Le travail au noir

 

Le Groupe Oui Care, dont sa marque principale O2 Care services, leader dans les services à la personne est très engagé dans les actions contre le travail au noir, fléau économique, social et sociétal.

Pressentant une recrudescence du travail au noir dès 2008, O2 Care Services avait publié un premier baromètre sur les pratiques des français en matière de travail au noir dans le secteur des Services à la personne, leur connaissance des risques encourus et des aides financière accordée au travail déclaré, et les moyens de lutte contre le travail illégal.

Ce baromètre a été relancé en 2013 et en 2018 avec Market Audit afin de pouvoir constater l’évolution des pratiques des français sur ce sujet.

Baromètre 2018

5 ans plus tard, Market Audit a de nouveau été choisi pour piloter cette nouvelle étude. Cette dernière a pour objectifs de :

  • Mesurer les pratiques en matière de travail non déclaré
  • Mettre en avant les connaissances des répondants concernant le travail au noir
  • Analyser l’évolution du travail au noir 5 ans après

Une explosion du travail au gris

En 2013, une recrudescence du travail au gris, c’est à dire une partie seulement des heures travaillées déclarée, avait déjà été constatée concernant la quasi totalité des activités . En 2018, on constate que le travail au noir a plutôt tendance à baisser (sauf pour l’aide au seniors +8%) alors que le travail gris augmente sur TOUTES les activités, notamment sur les seniors et le jardinage.

Cette explosion, loin d’être sans risque pour les seniors comme pour les auxiliaires de vie, interroge sur la perception des seniors dépendants dans notre société.

Pour Anaïs Favard, responsable pôle seniors chez O2 Care Services, cette forte hausse peut s’expliquer de plusieurs manières : “Dans l’aide aux seniors, il y a la personne âgée mais il y a aussi l’aidant. Celui ou celle - souvent un des enfants - qui déclenche l’aide à domicile n’est pas dans une situation facile. Dans la grande majorité des cas, la personne âgée, comme l’aidant, est dans une situation de déni. On retarde le plus possible le moment où il faudra faire venir un ou une auxiliaire de vie à domicile. On commence souvent par demander aux voisins, ou à une personne de l’entourage proche de la personne dépendante. On se dit que c’est “juste pour ouvrir les volets” ou pour tenir compagnie quelques minutes, vérifier que le gaz est bien éteint etc. Cette étape “entre deux” n’est souvent pas déclarée.”

Une faible connaissance des risques

43% les personnes se sentent mal ou très mal informées des risques encourus par les personnes qui travaillent sans être déclarées et des risques auxquels s’exposent les employeurs qui ne déclarent pas. Ce chiffre était de 47% en 2013, donc en légère baisse.

En revanche, l’ignorance des risques dans le détail progresse de manière inquiétante.

Guillaume Richard PDG du groupe Oui Care

“Aujourd’hui le travail au noir représente certes un coût légèrement moins élevé, au regard du seul tarif horaire, que le travail déclaré, que ce soit en emploi direct ou en mode prestataire. Mais quand on considère tous les risques qui sont couverts lorsqu’on déclare un salarié, la valeur ajoutée est supérieure au faible écart de coût. De plus les 50% de crédit d’impôt quand on fait appel à du service à domicile font qu’au final la prestation vous revient à même pas une dizaine d’euros, donc comme le travail au noir qui est moins sécurisant que ce soit pour l’employeur ou pour l’employé. Le travail au noir n’apporte au salarié aucune protection sociale, ni aucun protection pour les retraites, ou encore aucune possibilité d’émancipation. Chacun a donc intérêt à déclarer leurs prestations et bien évidemment à passer par une entreprise comme O2 qui leur offre une sécurité importante et une tranquillité d’esprit.”

Un dispositif fiscal peu connu

L’information sur les avantages fiscaux s’est dégradée : en 2018, 50% des personnes se disent mal ou très mal informées des avantages fiscaux et financiers accordés à ceux qui déclarent leurs employés à domicile, contre 46% en 2013.

77% des personnes savent qu’il est possible d’avoir un crédit d’impôts en faisant appel à une personne déclarée, en revanche il y a une vraie méconnaissance du taux de ce crédit :

Question posée pour 100€ de prestation :

  • 25% pensent que le crédit d’impôts est de 15%
  • 20% pensent que le crédit d’impôt est de 30%
  • 32% pensent que le crédit d’impôt est de 50%

#PasAuBlack : les collaborateurs d’O2 Care Services prennent la parole

 

 

 

Baromètre 2013

Cette seconde édition du baromètre réalisée par Market Audit avait pour objectifs :

  • mesurer les pratiques en matière de travail non déclaré
  • mettre en avant les connaissance des répondants concernant le travail au noir
  • analyser l’évolution du travail au noir 5 ans après.

Ce qui ressortait de ce baromètre :

Hausse massive du travail au noir depuis 5 ans

54% de travail dissimulé ( noir et gris*) pour les gardes d’enfants occasionnelles type baby-sitting, 37% de travail dissimulé pour les gardes d’enfants en journée et 42% pour l’accompagnement des seniors.

Augmentation colossale du travail gris ( déclaration partielle des heures prestées) :

+ 18 points concernant les tâches ménagères vs étude 2008 ( de 1% à 19%), 32% de travail gris pour l’accompagnement des personnes âgées à domicile et 23% pour le jardinage à domicile.

33% des français déclaraient travailler ou avoir travaillé au noir vs 13% en 2008 !

Baromètre 2008

Première édition du baromètre réalisé par TNS Sofres :

Environ 20% des employeurs pour des services à domicile, enfants et tâches ménagères confondues, disent ne pas déclarer tout ou partie des sommes versées.

13% des Français concèdent avoir déjà été rémunérés pour des services à domicile dans être déclarés.

59% de personnes faisant travailler quelqu’un sans le déclarer disent le faire par choix et non par contrainte

Pour Guillaume Richard, PDG de Oui Care “il n’est pas étonnant que le travail au noir soit si répandu puisque ce baromètre montre que 20% des français pensent qu’il est toléré dans le domaine des services à la personne et que 49% d’entre eux ne sont pas bien informés sur les avantages financiers liés à l’emploi déclaré dans ce secteur.”